Appel édition 2012

Une nouvelle édition du Prix de la Coopération belge au Développement a été lancée. Cet appel est ouvert jusqu´au 31 mars 2011. Vous pourrez lire dans le règlement si vous répondez aux critères pour participer.

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Etude et conservation de la forêt de Mohéli (Comores), massif menacé par la pression anthropique

Nathalie MOULAERT chercheur lauréat
moulaert.n@fsagx.ac.be

°1969 Belgique
Ingénieur agronome, option: agronomie intertropicale, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, Belgique, 1992

Etude et conservation de la forêt de Mohéli (Comores), massif menacé par la pression anthropique

Le concept "conservation de la nature" a souvent une signification différente dans les pays en développement et dans les pays industrialisés. La survie et le développement y sont, dans le premier cas, directement tributaires de l'eau pure et des aliments, des combustibles et des matériaux de construction produits sur place. Il est essentiel que tout cela soit disponible de façon durable. Il est dès lors déterminant de disposer d'une biodiversité riche et stable et de la gérer avec intelligence. La recherche entreprise par Nathalie Moulaert se place dans le cadre de la préservation de la biodiversité du massif boisé de l'Ile de Mohéli dans l'archipel des Comores. La partie étudiée concerne un complexe boisé très particulier, celui d'une forêt ombrophile d'altitude au beau milieu de l'océan. Il recèle un grand nombre d'espèces animales et végétales endémiques. Trois types de végétation sont à y distinguer en fonction de l'altitude, à savoir, la forêt ombrophile planitiaire, la forêt de piémont et les formations montagnardes. La distinction entre ces trois types de formation semble aisée sur base des caractéristiques physionomiques et floristiques. La flore est particulièrement riche; ainsi, pas moins de 11 nouvelles fougères ont été découvertes. Sur base de la présence ou non d'un certain nombre d'entre elles il est possible de créer une clé d'identification pour chaque type de formation. Il semble que cela soit également possible avec les orchidées.
La recherche rend ainsi possible le balisage de ces différentes unités de gestion. Les résultats permettront aussi, dans une mesure appréciable, de mieux connaître la biodiversité de ces formations et de soutenir la gestion de cette ressource naturelle.